L’environnement, c’est le milieu dans lequel nous évoluons. Nous changeons de milieu quand nous passons de notre environnement domestique à un moyen de transport, ou de ce transport à notre milieu de travail ou que nous avons une activité de loisir, que ce soit en plein air ou en milieu fermé.

Nos sens nous alertent si nous traversons un dépôt d’ordures fumantes avec des bidons d’hydrocarbures éventrés, ou si nous sommes bloqués dans un tunnel avec des poids lourds autour de nous. Mais ils ne nous disent pas que l’air de nos appartements est plus contaminé que l’air extérieur. Ils ne nous préviennent pas d’une contamination radio-active ou chimique ou d’un  champ électromagnétique. Pour çà, nous avons besoin de mesures.

Ces mesures montrent que tous les milieux sont contaminés, essentiellement par des substances de synthèse. Nous baignons de plus dans un véritable smog de champs d’ondes radio, télé, radars et de téléphonie, ainsi que dans les champs électromagnétiques de basse fréquence générés par nos installations et appareils électriques ou électroniques.

L’eau des nappes et surtout des rivières contient des poly-chloro-biphényles (PCB), anciennement utilisés pour isoler les transformateurs électriques. Elle contient des pesticides, dont des désherbants utilisés en agriculture, ou par les collectivités ou dans les jardins, ou encore par la SNCF pour désherber les voies ferrées. Elle contient trop souvent des hydrocarbures en raison de rejets industriels ou sauvages. En cas de fortes pluies, quand les réseaux d’eaux de pluie et d’égouts ne sont pas séparés, elle est contaminée par des germes fécaux. Elle peut aussi contenir des métaux lourds ou des résidus de médicaments.

Les aliments que nous ingérons contiennent des pesticides, résidus des traitements agricoles, dont nous verrons les effets nocifs sur la santé. Des phtalates ou du bisphénol, qui sont des perturbateurs endocriniens (ils interagissent avec notre système hormonal) par contact des aliments avec les emballages ou lors des processus de fabrication. Et leur qualité, surtout pour les aliments transformés industriellement, s’est notablement altérée depuis le milieu du XX° siècle.

L’air des villes est pollué par des particules fines, qui s’infiltrent profondément dans nos bronches. Par des hydrocarbures imbrûlés, par des oxydes d’azote, du benzène. Ces substances sont irritantes pour les voies respiratoires et toxiques sur le système cardio-circulatoire, voire capables d’induire des cancers ou des leucémies. Dans nos maisons ou appartements, s’ajoutent les composés organiques volatils (COV) et les particules émis par les appareillages, les meubles, les produits d’entretien, les parfums d’ambiance et autres désodorisants, ainsi que par les appareils de cuisson et les activités de bricolage ou de cuisine.

Nous appliquons enfin parfois sur notre peau des produits d’hygiène ou de cosmétologie contenant des substances toxiques ou perturbatrices de notre système hormonal. S’il est des produits dont on peut aisément se passer et où presque tout est à jeter, c’est bien en cosmétologie.

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