Notre environnement, c’est notre santé.

Si vous avez de l’énergie à dépenser, ou que vous pouvez jouer d’influence sur la décision politique, je ne peux que vous encourager à agir au plus haut niveau possible pour contribuer à limiter la contamination de notre environnement. C’est ainsi que le Réseau Environnement Santé (RES), sous la présidence d’André Cicolella, travaille à faire interdire le Bisphénol A au contact des aliments, après qu’il ait été supprimé des biberons. Une victoire qu’on espère suivie de bien d’autres.

Mais si vous parcourez ce site, vous verrez que mon propos se situe plus au niveau de la responsabilité individuelle. S’informer pour s’indigner et pouvoir agir avec plus de conscience, chez soi et autour de soi.

Notre principale contribution à la pollution atmosphérique est liée aux déplacements. Nous la limitons en prenant les transports en commun, en utilisant des transports doux tels que la marche à pied ou le vélo, en évitant de prendre l’avion. Si notre véhicule fonctionne au gas-oil, comme 73% des véhicules en France, profitons d’un changement de voiture pour passer à l’essence, bien moins génératrice de particules fines. Ou à un véhicule hybride, ou si les conditions le permettent, à un véhicule tout électrique, en attendant l’air comprimé ou des moteurs plus performants. Quant aux gros 4×4 urbains et autres SUV, ils ne sont que les témoins d’egos exacerbés dans une société malade de son matérialisme et de son esprit de compétition dominants, générant des personnalités faibles et narcissiques ayant besoin de « bling bling » ou d’écrabouiller les autres pour se sentir exister. Les pauvres !

Nos moyens de chauffage émettent aussi des gaz et particules toxiques. Si le charbon, particulièrement polluant, a quasiment disparu des foyers, il reste encore beaucoup de chaudières au fuel, même si ce dernier ne contient en principe plus de soufre. Le gaz, bien que fossile et épuisable, est déjà moins émetteur. L’électricité n’est que peu polluante en consommation, mais peut l’être considérablement en production si elle provient de ressources fossiles (centrales thermiques au charbon ou fuel en pic de demande hivernale), ou en cas d’accident nucléaire majeur. Il est insupportable d’entendre parler de l’autonomie énergétique de la France grâce au nucléaire, alors que tout l’uranium est importé et que la ressource n’est pas durable. Tchernobyl et Fukushima et d’innombrables accidents ou incidents moins connus sont aussi là pour nous rappeler l’horreur d’un accident nucléaire, et à quel point les populations sont laissées à l’abandon dans ce cas.

Enfin, si nous ne sommes pas rodés à vérifier le bilan carbone et environnemental de tous nos achats, nous pouvons limiter nos besoins à cette « sobriété heureuse« , chère à des philosophes tels que Pierre Rabhi. Éteindre les appareils en veille, choisir des appareils électroménagers économes en eau et en électricité. Acheter de la nourriture produite localement sans intrants chimiques, en vrac en recyclant les emballages. Choisir des loisirs peu polluants et peu consommateurs en ressources. Garder son téléphone de poche plusieurs années ou le donner. Réparer les appareils en panne plutôt que de les jeter, ce qui justifie les choix industriels de l’obsolescence programmée. Faire son compost et recycler les emballages. Choisir des produits d’entretien dégradables…

Publicités